dupont Résident temporaire
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Posté le: Mar 06 Mar 2007, 20:26 Sujet du message: UYUNI son salar , ses lagunes , ses flamans et ses volcans . |
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Je quitte Potosi vendredi 2 mars á 11h pour rejoindre Uyuni aprés 250 km et 6 h de bus sur une route empierrée , parfois devenant piste .
Aprés quelques kilométres j´ai rapidement compris pourquoi toute conversation avait rapidement cessé . Le bus brinquebalant soumis á rude épreuve avec sa carcasse gémissante , les vitres s´entrechoquant , les paroles deviennent inaudibles et le voisin(e) reste muet . les paysages , variés , souvent arides occupent l´attention.
Nous franchissons monts et vallées entre 4000 et 3500 m d´altitude et á 18 h UYUNI nous accueille , éreintés et passablement couverts de poussiére .
Aimablement , un responsable d´agence de voyage me propose de me conduire á l´hotel de mon choix , tout en faisant sa pub sur les différents circuits du salar .
J´accepte sa carte et le remercie pour son service , lui promettant de le consulter avant de prendre ma décision . Elle se portera sur mon ¨taxi bénévole¨qui s´aligne sur la meilleure proposition .
Me voici donc samedi matin ¨embarqué ¨pour 3 jours dans un 4x4 en compagnie d´une Irlandaise , son époux ,son frére et deux Coréens . Le chauffeur , en compagnie de sa femme seront notre guide et notre cuisiniére .
Le soleil brille et le contact avec l´immense salar de 12 000 km2 se fait sur un lac de 10 cm de profondeur . C´est une merveille !! Le bleu du ciel parsemé de nuages , se mire en surface , tandis que le blanc immaculé du sel apparait á quelques centimétres .
Nous profitons durant une heure de cette féerie , qui , dans quelques instants laissera place á une ¨neige ¨immaculée s´étendant á l´infini ....
Seuls points de repére , sur notre droite et notre gauche , des sommets qui semblent émerger de cette ¨neige¨étincelante . Les lunettes de soleil enveloppantes sont indispensables car la réverbération pourrait provoquer ce que l´on appelle en montagne l´ophtalmie des neiges .
Peu á peu la suface devient séche et apparaissent des figures géométriques dessinées en relief . Des losanges , des hexagones , des pentagones liés entre eux se succédent et défilent sous nos yeux .
Nous faisons une halte auprés d´une rudimentaire ¨station de
séchage¨du sel . Il est d´abord pioché , mis en tas et ensuite séché sur des plaques métalliques chauffées au feu de bois . A la sortie deux enfants de 9 et 12 ans procédent á l´ensachage dans des bourses de 1 kg
On nous précise que ce travail est exécuté en dehors de leur scolarité .
Plus loin nous visitons ¨l´hotel de sel¨entiérement construit et aménagé en blocs de sel . Tables , lits , siéges sont directement issus du sol et faconnés manuellement pour obtenir nos meubles conventionnels .
A l´horizon se profile l´Ile du pécheur , ainsi dénommée par sa forme ressemblant á celle d´un poisson . Une visite s´impose devant le nombre et la variété des cactus qui dressent leur silhouette au milieu des rochers .
150 m de dénivelé et le sommet nous révéle une vue impressionnante sur cette blanche immensité qui semble s´étendre á l´infini .
Un déjeuner dans ce cadre sera le bienvenu et se transformera en déjeuner gastronomique .
Aprés 4 h de route sur le salar , nous reprenons la piste classique oú poussiére et chaos contrastent avec l´impression de glisse que nous avions sur le sel compact et sans aspérité .
Les champs de quinoa se succédent , les troupeaux de lamas nous laissent supposer que nous approchons d´une agglomération . San Juan , village avec ses maisons en adobe et ses toits de chaume posséde un alojamiento correct pour accueillir les touristes . De 19 h á 21 h un groupe électrogéne fournit une électricité qui nous permet de diner et faire sa toilette . Ensuite les frontales s´allument pour les derniers préparatifs avant le coucher .
6 h réveil et aprés un copieux petit déjeuner , départ vers les lagunes peuplées de flamans roses . Au passage le volcan OLLAGUE (5965 m ) , encore en activité laisse échapper une fumerolle verticale qui , ensuite , coiffe son sommet . Une odeur de souffre confirme notre impression visuelle .
La montagne aux sept couleurs apparait soudainement au détour de la piste . Arrét et admiration devant ce tableau de la nature sur lequel un peintre semble avoir laissé l´empreinte de son talent . Epousant les sinuosités géologiques de la roche , les couleurs ocre , vert foncé , jaune orangé , brun , blanc se mélent harmonieusement et nous laissent ébahis d´émerveillement .
Mais une autre occasion ne tarde pas á retenir toute notre attention . Enchassée entre des sommets proches de 6000 m comme une perle dans son écrin , la ¨Laguna Colorada¨s´offre á nos yeux . Lá encore l´eau peu profonde est est teintée de couleurs allant du blanc neigeux provenant du borrax , á l´ocre , aux différents tons de brun provenant du minerai de cuivre , au jaune ou au vert .
De plus , une animation régne sur cette étendue d´eau peu profonde car 30 000 flamans roses caquétent en fouillant la vase en quéte de nourriture . Un spectacle inoubliable ! Disséminés en petits groupes , parfois rassemblés par milliers , la laguna est vivante , bruyante et colorée.
A 16 h nous rejoignons l´hospedajo ¨San Marcelo¨. Détente , bavardage et diner meublent cette soirée qui se termine á 21 h par l´extinction de la lumiére .
Lundi matin 4 h 15 réveil en perspective d´une longue journée . A 6 h nous passons le cap des 5000 m d´altitude et descendons á 4850 m pour assister , au lever du jour , á un spectacle d´une rare beauté . Des fumerolles sortent sous nos pieds , parfois en jets puissants et bruyants , ou en volutes légéres s´élevant lentement dans les airs .
Avec les premiers rayons du soleil l´ambiance devient fantasmagorique , sortie d´une autre planéte . Des bruits sourds nous font pencher au dessus de trous béants ou de crevasses insondables et un bouillonnement de terre malaxée , rendue en pate , apparait dans la pénombre . Par intermittence , une projection de cet amalgame brulant á plusieurs métres de hauteur , nous incite á la prudence .
Aprés une heure de spectacle que seule la nature nous réserve , nous nous dirigeons vers les bains thermaux en plein air . Sortant de terre á 37 degré l´eau est canalisée vers une vasque naturelle . Malgré la température extérieure peu clémente , la gelée blanche nous entoure , la glace craque sous nos pieds , nous nous prélassons dans cette eau chaude qui , parait il posséde d´autres vertus .....
Un petit déjeuner est le bienvenu et nous nous dirigeons vers la Laguna Verda . Une heure de piste cahotante et le LICANCABUR (5945 m) frontiére avec le Chili dresse son imposante stature .
A ses pieds , la Laguna Verda d´un vert émeraude , attire notre regard .Pas un souffle de vent , pas une ride sur la laguna et le volcan , á nos pieds , se mire dans le lac . Les appareils photos immortalisent ces reflets qu´une fois encore seule la nature nous régale .
Les flamans brillent par leur absence car la pollution de l´eau par le minerai de cuivre important dans les environs , interdit toute quéte de nourriture .
Voisine de quelques centaines de métres , la Laguna Blanca , bordée d´écume blanche en provenance du borrax nous laisse contempler les derniers flamans de la journée .
400 km nous séparent de Uyuni et ce retour , empruntant parfois des pistes rocheuses , nous laissera éreintés mais particuliérement satisfaits de ce circuit riche en émotions inoubliables . Elles resteront un enrichissement personnel mémorisé á tout jamais .
Je quitte demain Uyuni et ferai mon dernier commentaire depuis La Paz aprés ma descente , de 3500 m de dénivelé , en VTT sur la route de
Coroico .
Les photos impossible á transmettre depuis Uyuni seront expédiées de La Paz .
J´ai recu de nouvelles cartes de voeux et je remercie globalement espérant personnaliser mes remerciements á mon retour .
Hasta PRONTO los amigos .
Robert . |
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